Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme (狄仁傑 之 通天帝國), 2010, Tsui Hark

19670948Après avoir vu Detective Dee 2, je viens de voir Detective Dee 1. Le film est plutôt bon, je retrouve le Tsui Hark que j’aime. Malgré pas mal d’incohérences historiques (c’est quand même du Tsui Hark), le scénario est original et bien construit même si tout ce qui est posé n’est pas développé, et s’il y a quelques raccourcis. Il y a une véritable intrigue, les personnages sont assez fouillés et ont des sentiments (si, si), des doutes. Detective Dee est crédible dans ses raisonnements, et les rebondissements, bien que classiques, n’arrivent pas comme un cheveux sur la soupe. La photo est soignée ainsi que la lumière. La reconstitution de la Chine des Tang est assez réaliste bien qu’historiquement fantaisiste à bien des égards. La fin est politiquement correctes mais ça on est habitué.

Côté combats, on reste dans le classique mais bien fait, sans extravagance d’effets spéciaux. Bien sûr, ces combats ne sont pas réalistes, il s’agit d’un wuxiapianr avec le côté fantastique qui va avec. Cependant, et contrairement au deuxième opus de cette série, Tsui Hark n’en a pas abusé (par rapport aux standards du genre). Les combats ne sont toutefois pas le centre du film qui repose plutôt sur l’intrique et l’enquête du juge Dee. C’est un Sherlock Holmes like.

Il y a tout de même un détail génant : le détective reçoit une lame d’épée brisé en pleine poitrine, tombe dans les pommes, et se réveille plus tard sans avoir de réelles séquelles, puis reprend son enquête et ses combats tranquillou.

Bref un bon divertissement, pas mal ficelé, qui n’arrive sans doute pas au niveau des monuments du genres mais qui mérite d’être regardé.

Detective Dee 2

Je viens de voir “Detective Dee II” au cinéma. C’est plaisant mais sans plus. Tsui Hark a plus compté sur les effet spéciaux et la 3D que sur le scénario. C’est bourré d’incohérences historiques (hein ? Oui on s’en fout), et aussi d’incohérences physiques comme un gros bateau militaire Chinois que trois malheureuses petites voiles font avancer entre autre chose (on s’en fout aussi, ok). Les combattants volants ressemblent à des drones téléguidés en ce sens qu’ils se déplacent dans les airs et surtout atterrissent comme des hélicoptères. D’un point de vue martial, ces combats n’ont rien d’original et je les ai même trouvé bâclés. Le combat contre le monstre marin rappelle un peu trop celui de Narnia. Par contre, la reconstitution des armures militaire de la fin des Tang paraît crédible, mais c’est bien la seule chose. A part ça c’est rigolo, mais bon Tsui Hark se l’est jouée facile sur ce coup là, avec de l’humour à deux balles, et ça devient une habitude chez lui. Je n’avais pas aimé “Dragon inn”, ça continue.

Musique dématérialisée (suite)

Pour ceux qui avaient suivi le premier épisode, il y a fort longtemps (un an en fait), de “musique dématérialisées et chaîne hifi plus toute jeune”, voici la suite.

Et donc, dans le premier épisode, sous le fallacieux prétexte de s’entraîner en musique, un PC très ancien était branché sur la chaîne par l’intermédiaire de la sortie casque du PC et de son convertisseur logique/analogique pourri. Le son était écrasé et chuintant, berk !

Après quelque temps, celui de faire des économies et de trouver l’occasion qui va bien, me voici l’heureux possesseur d’un Microméga Mydac. Cette petite chose est un convertisseur logique/analogique, un DAC donc, qui reçoit le son numérique depuis une prise UBS que l’on branche sur l’ordinateur, et qui l’envoi sur l’amplificateur (ici un Luxman des années 80). C’est reconnu nativement sur Mac (comme d’hab), il faut installer des pilotes sur Windows (comme d’hab), et pour Linux il faut galérer (comme d’hab). Et donc, bien qu’ayant un Mac, c’est sous Linux que mon vieux PC tourne : Ubuntu 10.10 car il ne supporte pas de version plus récente.

Donc, je branche et … ça marche pas. Après de loooooooongs moment de recherche sur le Web je comprends qu’il faut lancer alsamixer dans un terminal et ouvrir les entrées SPDIF. Ah ! L’ergonomie selon les geeks linuxiens…..

Ok, maintenant ça marche avec Rhythmbox, sur le réseau local et, oui, le son n’a rien à voir, j’ai maintenant une qualité CD sur la chaîne avec la musique dématérialisée. Enfin!

Le Mydac a aussi une entrée coaxiale pour recevoir le son numérique depuis un lecteur de CD ou DVD. J’ai donc essayé de brancher mon lecteur Denon sur le Mydac en plus de la liaison RCA classique.

Comparaison de la sortie coax branchée sur un Mydac et de la sortie analogique d’un Denon DCD-615.

Au premier abord, le son Mydac m’a paru un peu cliquant genre son de concert variété, en tout cas moins chaud que celui du Denon. Cette impression est surtout là dans les aiguës, pour les basses et les médium c’est un peu kit kif.

Passé cette première impression, il est clair que le son Mydac est plus ample, moins écrasé, plus précis dans l’impression spatiale de la stéréo, comme si je m’étais rapproché des musiciens pour être à la bonne distance.

Finalement, après plein de tripotages de l’interrupteur Denon/Mydac, je garde le son Mydac. Ceci dit le son Denon, bien qu’un peu plat, n’est pas mal du tout pour un lecteur des années 90.

 

Vitesse…

Entendu aujourd’hui sur France Culture, Les nouveaux chemin de la connaissance (28/4/2014)

… la vitesse n’est ni une signe, ni une preuve, ni une provocation, ni un défi, mais un élan de bonheur.

Pour moi cela traduit parfaitement cette griserie de la vitesse, non pas celle des records olympiques ou des risques stupides sur la route, mais celle, plus ordinaire et très relative, très subjective et personnelle du sprinteur, du cavalier, du free runner, de l’escrimeur ou de l’artiste martial face à lui-même ou un adversaire, qui peut, après des années de travail, de décomposition du mouvement, de lenteur pédagogique, d’appropriation des principes, se mettre à accélérer, à tester sa limite, à se lâcher dans un élan de soi.

Cours pendant les vacances

C’est les vacances et donc normalement il n’y a pas cours, sauf que la salle sera certainement disponible et donc je vous propose un cours la première semaine, c’est à dire le vendredi 2 mai à l’heure habituelle.