Musique dématérialisée (suite)

Pour ceux qui avaient suivi le premier épisode, il y a fort longtemps (un an en fait), de “musique dématérialisées et chaîne hifi plus toute jeune”, voici la suite.

Et donc, dans le premier épisode, sous le fallacieux prétexte de s’entraîner en musique, un PC très ancien était branché sur la chaîne par l’intermédiaire de la sortie casque du PC et de son convertisseur logique/analogique pourri. Le son était écrasé et chuintant, berk !

Après quelque temps, celui de faire des économies et de trouver l’occasion qui va bien, me voici l’heureux possesseur d’un Microméga Mydac. Cette petite chose est un convertisseur logique/analogique, un DAC donc, qui reçoit le son numérique depuis une prise UBS que l’on branche sur l’ordinateur, et qui l’envoi sur l’amplificateur (ici un Luxman des années 80). C’est reconnu nativement sur Mac (comme d’hab), il faut installer des pilotes sur Windows (comme d’hab), et pour Linux il faut galérer (comme d’hab). Et donc, bien qu’ayant un Mac, c’est sous Linux que mon vieux PC tourne : Ubuntu 10.10 car il ne supporte pas de version plus récente.

Donc, je branche et … ça marche pas. Après de loooooooongs moment de recherche sur le Web je comprends qu’il faut lancer alsamixer dans un terminal et ouvrir les entrées SPDIF. Ah ! L’ergonomie selon les geeks linuxiens…..

Ok, maintenant ça marche avec Rhythmbox, sur le réseau local et, oui, le son n’a rien à voir, j’ai maintenant une qualité CD sur la chaîne avec la musique dématérialisée. Enfin!

Le Mydac a aussi une entrée coaxiale pour recevoir le son numérique depuis un lecteur de CD ou DVD. J’ai donc essayé de brancher mon lecteur Denon sur le Mydac en plus de la liaison RCA classique.

Comparaison de la sortie coax branchée sur un Mydac et de la sortie analogique d’un Denon DCD-615.

Au premier abord, le son Mydac m’a paru un peu cliquant genre son de concert variété, en tout cas moins chaud que celui du Denon. Cette impression est surtout là dans les aiguës, pour les basses et les médium c’est un peu kit kif.

Passé cette première impression, il est clair que le son Mydac est plus ample, moins écrasé, plus précis dans l’impression spatiale de la stéréo, comme si je m’étais rapproché des musiciens pour être à la bonne distance.

Finalement, après plein de tripotages de l’interrupteur Denon/Mydac, je garde le son Mydac. Ceci dit le son Denon, bien qu’un peu plat, n’est pas mal du tout pour un lecteur des années 90.